L’histoire a toujours été l’une de mes plus grandes passions.
Non seulement parce qu’elle nous enseigne d’où nous venons, mais aussi parce qu’elle contient les réponses à notre présent et les possibilités de notre avenir.
Et parmi toutes les périodes qui révèlent l’essence de l’humanité, avec ses élans héroïques et ses abîmes, la Révolution française occupe une place unique.
Ses causes, ses conséquences. Son sang et sa pensée.
Ses figures, réelles ou imaginaires, qui vivent encore aujourd’hui dans notre mémoire collective.
Cette chanson ne prétend pas raconter toute la Révolution.
Elle se concentre sur un moment clé : la prise de la Bastille, symbole d’effondrement et de renaissance, de violence et d’espoir. Elle le fait de manière épique et romancée, avec de nombreuses libertés poétiques.
Et elle le fait à travers un personnage qui n’a jamais existé, mais qui a marqué notre imaginaire bien plus que de nombreux personnages historiques réels.
Je parle d’Oscar François de Jarjayes, l’héroïne tragique et inoubliable créée par la fantastique mangaka Riyoko Ikeda, rendue célèbre grâce à l’anime ベルサイユのばら (Lady Oscar).
Un personnage qui incarne la force, la beauté, la fragilité et la rébellion, et qui parvient encore aujourd’hui à émouvoir et inspirer.
Et non, je ne parle pas du remake sur Netflix, mais bien de la version originale, que je recommande vivement à tous ceux qui veulent découvrir cet anime dans toute sa puissance lyrique et dramatique.
Pour cette chanson j’ai retravaillé le magnifique thème musical “Oscar – Eienni” du maître Koji Makaino, pour en faire quelque chose de totalement nouveau.
Comme toujours, j’ai mélangé les styles, les genres, les images et la poésie, en pétrissant le tout dans mon alchimie personnelle, douce-amère, gothique, et oui… délicieusement chocolatée.
Je dédie cette chanson à toutes mes amies, amis et muses françaises. Vous êtes nombreux et vous êtes dans mon cœur.
Bon 14 juillet. Vive la France ! 🇫🇷
🇬🇧 English Translation
History has always been one of my greatest passions.
Not only because it teaches us where we come from, but because it holds the answers to our present and the possibilities of our future.
And among all the periods that expose the essence of humanity, with its heroic impulses and its darkest depths, the French Revolution stands out.
Its causes and consequences. Its blood and its thought.
Its figures, real or imagined, that still live on in our collective memory.
This song does not aim to tell the whole story of the Revolution.
It focuses instead on a crucial moment: the storming of the Bastille, a symbol of collapse and rebirth, of violence and hope. It does so in an epic, romanticized way, taking many poetic liberties.
And it does so through a character who never truly existed, yet has left a deeper mark on our imagination than many historical figures.
I am speaking of Oscar François de Jarjayes, the tragic and unforgettable heroine created by the amazing mangaka Riyoko Ikeda, made famous by the anime ベルサイユのばら (Lady Oscar).
A character who embodies strength, beauty, fragility, and rebellion, still capable of moving and inspiring us today.
And no, I am not referring to the Netflix remake, but to the original series, which I truly recommend to anyone who wants to experience the anime in all its lyrical and dramatic power.
For this song I reworked the beautiful musical theme “Oscar – Eienni” by maestro Koji Makaino, transforming it into something completely new.
As always, I blended styles, genres, imagery, and poetry, kneading everything into my personal alchemy, bittersweet, gothic, and yes… definitely chocolate-flavored.
I dedicate this song
****
*LYRICS*
(Couplet I)
Sous le ciel livide, Paris pleure son tonnerre,
(Under the leaden sky, Paris weeps its thunder)
L’aube saigne à genoux sur les flèches désertées ;
(Dawn bleeds on its knees over the deserted spires)
Derrière ces murailles aux ombres en colère,
(Behind these walls of wrathful shadows)
La Bastille gémit, prête à être éventrée.
(The Bastille groans, ready to be torn open)
(Couplet II)
Ô forteresse infâme ! Matrice de supplices,
(O infamous fortress! Womb of torment)
Sept âmes emprisonnées hurlent à l’unisson ;
(Seven imprisoned souls scream in unison)
Chaque pierre tremble, complice des sévices,
(Each stone trembles, accomplice to the abuse)
Sous le pas d’un peuple guidé par sa vision.
(Beneath the step of a people led by their vision)
(Pré-Refrain)
Dans la fumée, surgit une guerrière,
(In the smoke, a warrior emerges)
Cheveux blonds au vent, le feu dans la poitrine ;
(Blond hair in the wind, fire in her chest)
Yeux clairs et glacés, comme une dernière prière,
(Clear and frozen eyes, like a final prayer)
Elle avance sans peur, comme une…
(She walks on without fear, like a…)
(Chorus)
« Feu ! Feu ! Prenez la Bastille ! »
(“Fire! Fire! Take the Bastille!”)
Hurle-t-elle, la voix vrille la nuit ;
(She screams, her voice pierces the night)
« Feu ! Feu ! Qu’attendez-vous, tirez ! »
(“Fire! Fire! What are you waiting for, shoot!”)
Même à genoux, son cri brise l’oubli.
(Even on her knees, her scream shatters oblivion)
« Feu ! Feu ! Prenez la Bastille ! »
(“Fire! Fire! Take the Bastille!”)
Hurle-t-elle, voix d’acier dans la nuit ;
(She screams, voice of steel in the night)
« Feu ! Feu ! Qu’attendez-vous, tirez ! »
(“Fire! Fire! What are you waiting for, shoot!”)
Même mourante, son cri retentit.
(Even dying, her scream resounds)
(Couplet III)
Mais soudain la sentence éclate dans le ciel,
(But suddenly the sentence bursts in the sky)
Un éclair de plomb perce son flanc offert ;
(A flash of lead pierces her offered side)
La rose se fane, fauchée sans rituel,
(The rose withers, cut down without rite)
Tombe dans les ronces, effacée dans la guerre.
(Falls into the thorns, erased in war)
(Couplet IV)
Crucifiée de chair, son serment éclaté,
(Crucified in flesh, her vow shattered)
Son corps glisse au sol, teinté d’azur voilé ;
(Her body slips to the ground, stained with veiled blue)
Son dernier souffle, murmure désarmé :
(Her final breath, a disarmed whisper)
Une rose abattue avant d’avoir aimé.
(A rose struck down before having loved)
(Bridge)
Elle ne demande ni pardon ni lumière,
(She asks for neither pardon nor light)
Juste un ordre gravé dans le silence :
(Only an order engraved in silence)
« Avancez. Tirez. Que rien ne demeure. »
(“Advance. Fire. Let nothing remain.”)
Et le feu répond, dans une transe.
(And the fire replies, in a trance)
(Final Chorus)
« Feu ! Feu ! Prenez la Bastille ! »
(“Fire! Fire! Take the Bastille!”)
Hurle-t-elle, la voix vrille la nuit ;
(She screams, her voice pierces the night)
« Feu ! Feu ! Qu’attendez-vous, tirez ! »
(“Fire! Fire! What are you waiting for, shoot!”)
Même à genoux, son cri brise l’oubli.
(Even on her knees, her scream shatters oblivion)
« Feu ! Feu ! Prenez la Bastille ! »
(“Fire! Fire! Take the Bastille!”)
Hurle-t-elle, voix d’acier dans la nuit ;
(She screams, voice of steel in the night)
« Feu ! Feu ! Qu’attendez-vous, tirez ! »
(“Fire! Fire! What are you waiting for, shoot!”)
Même mourante, son cri retentit.
(Even dying, her scream resounds)
oh oh oh oh
(Outro)
Des mains rouges élèvent son corps glacé,
(Red hands lift her frozen body)
La foule crie son nom comme un cri libéré ;
(The crowd screams her name like a freed cry)
Cheveux blonds devient le mythe effacé,
(Blond hair becomes the forgotten myth)
Une voix dans la foudre, jamais oubliée.
(A voice in the lightning, never forgotten)


